Bruno Saura

  • Un poisson nomme tahiti - mythes et pouvoirs aux temps ancie Nouv.

    Un célèbre mythe polynésien voit l'île de Tahiti naître sous les traits d'un poisson. En des temps très reculés, au nord de Tahiti, dans l'île de Ra'iatea - qui se nommait encore Havai'i -, une énorme anguille avala une jeune fille. Possédé, l'animal se mit à ébranler la terre, dont un morceau se détacha, prenant le large, devenant le poisson Tahiti. Les paroles finales du mythe sont très dépréciatives : Tahiti, île subalterne, n'aurait autrefois eu ni dieux, ni chefs sacrés (ari'i), contrairement à sa glorieuse terre-mère Ra'iatea-Havai'i. Qu'en était-il en réalité ? C'est à cette question que tente de répondre l'auteur, dans ce riche ouvrage qui interroge notamment le rayonnement régional du grand marae - temple - « international » de Taputapuatea de Ra'iatea, classé au patrimoine mondial de l'Unesco en 2017

    Bruno Saura est professeur de civilisation polynésienne à l'Université de la Polynésie française où il dirige l'équipe de recherche EASTCO - Equipe d'Accueil Sociétés traditionnelles et contemporaines en Océanie -. Anthropologue et politologue de formation, il a beaucoup travaillé sur la société tahitienne contemporaine (questions politiques, religieuses, identitaires, ethniques). Il se spécialise aujourd'hui dans l'étude du passé polynésien (traditions orales et mythes).

  • Si la littérature occidentale au sujet des Tahitiens est particulièrement abondante et si les analyses de la perception que les Occidentaux ont et ont pu avoir des Polynésiens se multiplient aujourdhui, la démarche inverse navait pas, pour linstant, été entreprise. Cet ouvrage tente de relever ce défi, en proposant de rendre compte de la manière dont les Tahitiens se représentent les Occidentaux (Popaa), et plus particulièrement les Français (Farani) vivant aujourdhui en Polynésie française.

  • Au delà du récit, louvrage explique véritablement la personnalité de Pouvanaa à lintérieur de sa culture. Il rend compte de la dimension prophétique de lhomme, analyse limportance de la culture biblique dans ses discours et part à lassaut des catégories de la pensée et de la rhétorique tahitiennes pour expliquer certaines de ses décisions les plus complexes

  • Depuis la fin des années 1970 se manifeste à Tahiti une défense des racines s´exprimant au moyen de l´appellation «ma´ohi» qui qualifie ce qui est autochtone, originaire des îles polynésiennes. Ces nouvelles préoccupations culturelles et identitaires ont par exemple entraîné la réapparition massive du tatouage dont la pratique avait disparu au XIXe siècle. Cet ouvrage tente de livrer l´essentiel du discours identitaire ma'ohi, qui accorde une grande place à la terre et à la langue dans la définition de l´identité, de l´appartenance. Il restitue les principaux écrits des précurseurs de ce mouvement, notamment Henri Hiro et Duro Raapoto. Il aborde ainsi les domaines du théâtre, de la danse, de la marche sur le feu, de la poésie en langue autochtone. Le terme «ma´ohi» et la signification que ses partisans lui donnent sont appréhendés de façon critique à l´aide des données de la linguistique et de l´anthropologie. Loin de «l´idéologie ma´ohi » tournée vers la différence, vers les racines, est aussi retracée l´apparition en Polynésie française d´un discours identitaire contemporain valorisant la pluriethnicité et la pluriculture, prônant une identité dite «polynésienne» potentiellement ouverte à tous. Il est enfin procédé à un état des lieux des combats identitaires actuels, plus d´une génération après le début du renouveau ma'ohi. Sont étudiés les arts et les lettres, le lien entre religion et culture traditionnelle, ainsi que les questions de droit (reconnaissance des langues polynésiennes, revendications foncières et coutumières liées à l´autochtonie).

  • En quelques générations, la communauté chinoise de Tahiti a acquis une position incontournable dans le monde du commerce et joue aussi un rôle important dans les dynamiques culturelles, identitaires et politiques qui animent la Polynésie française contemporaine. Par une approche essentiellement historique mais aussi sociologique, cet ouvrage s'efforce de rendre compte des événements du passé et d'analyser l'intégration de cette communauté au sein de sa société d'accueil.

  • L'auteur démontre dans cet ouvrage que la vie politique est une chose récente en Polynésie et qu'elle repose sur une culture religieuse beaucoup plus ancienne. Y a-t-il intrusion des Églises dans la vie politique tahitienne ? Vous le découvrirez en lisant Politique et religion à Tahiti.

  • L'auteur démontre dans cet ouvrage que la vie politique est une chose récente en Polynésie et qu'elle repose sur une culture religieuse beaucoup plus ancienne. Y a-t-il intrusion des Églises dans la vie politique tahitienne ? Vous le découvrirez en lisant Politique et religion à Tahiti.

  • Tinito

    Bruno SAURA

    En quelques générations, la communauté chinoise de Tahiti a acquis une position incontournable dans le monde du commerce et joue aussi un rôle important dans les dynamiques culturelles, identitaires et politiques qui animent la Polynésie française contemporaine. Par une approche essentiellement historique mais aussi sociologique, cet ouvrage s'efforce de rendre compte des événements du passé et d'analyser l'intégration de cette communauté au sein de sa société d'accueil.

  • Tahiti ma'ohi

    Bruno SAURA

    Depuis la fin des années 1970 se manifeste à Tahiti une défense des racines sexprimant au moyen de lappellation «maohi» qui qualifie ce qui est autochtone, originaire des îles polynésiennes. Ces nouvelles préoccupations culturelles et identitaires ont par exemple entraîné la réapparition massive du tatouage dont la pratique avait disparu au XIXe siècle. Cet ouvrage tente de livrer lessentiel du discours identitaire ma'ohi, qui accorde une grande place à la terre et à la langue dans la définition de lidentité, de lappartenance. Il restitue les principaux écrits des précurseurs de ce mouvement, notamment Henri Hiro et Duro Raapoto. Il aborde ainsi les domaines du théâtre, de la danse, de la marche sur le feu, de la poésie en langue autochtone. Le terme «maohi» et la signification que ses partisans lui donnent sont appréhendés de façon critique à laide des données de la linguistique et de lanthropologie. Loin de «lidéologie maohi » tournée vers la différence, vers les racines, est aussi retracée lapparition en Polynésie française dun discours identitaire contemporain valorisant la pluriethnicité et la pluriculture, prônant une identité dite «polynésienne» potentiellement ouverte à tous. Il est enfin procédé à un état des lieux des combats identitaires actuels, plus dune génération après le début du renouveau ma'ohi. Sont étudiés les arts et les lettres, le lien entre religion et culture traditionnelle, ainsi que les questions de droit (reconnaissance des langues polynésiennes, revendications foncières et coutumières liées à lautochtonie).

  • Cet ouvrage tente de combler un certain vide existant dans les études anthropologiques et historiques relatives au passé récent de la Polynésie française, et plus précisément, à la mémoire de ce passé.

  • La biographie dun des plus grands artistes du Pacifique... mais pas seulement.

    Né aux îles Hawaii, Bobby Holcomb dit Bobby (1947-1991) grandit en partie à Los Angeles. Il commence alors une carrière de dessinateur et de créateur de vêtements dans le San Francisco des années hippies. Après un long séjour en Europe qui le voit notamment côtoyer le peintre Dali, il retrouve lOcéanie. Il sinstalle en 1976 dans lîle de Huahine, au nord de Tahiti. Excellant dans les domaines de la musique, de la chanson, de la danse, de la peinture, Bobby met son génie créatif au service de la culture polynésienne. Des entretiens et des témoignages totalement inédits permettent de retracer litinéraire de cet homme charismatique et spirituel, lartiste le plus complet du vingtième siècle en Polynésie française.

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